Comment engager la transition énergétique ?A la une de notre dernier journal le Quercy Energies Infos n°26 consacré à l'actualité des énergies renouvelables, un dossier sur l’investissement citoyen pour la maîtrise de l’énergie ou comment engager la décentralisation de l'énergie.

La France : un système énergétique ou la centralisation de la production pose problème

 

Le « système » énergétique français s’appuie sur trois sources principales de production :

  • l’énergie fossile (pétrole, charbon, coke,…) : importée à hauteur de 132 Mtep (Millions de tonnes équivalent pétrole, unité généralement utilisée permettant la comparaison entre les quantités d’énergies) ;
  • l’énergie d’origine nucléaire (à partir de l’importation de 98 % d’uranium) : à hauteur de 107 Mtep ;
  • l’énergie d’origine renouvelable et des déchets (sans importation d’énergie) : à hauteur de 22 Mtep.

La France est donc responsable de l’utilisation de 262 Mtep d’énergie dite « primaire », c’est-à-dire d’énergie puisée dans notre environnement, pour satisfaire à nos besoins d’usagers quotidiens de l’énergie.

Facture énergétique de la FranceCes 262 Mtep d’énergie primaire mobilisées, sont-elles pour autant correctement utilisées ? D’autant que, citoyens et consommateurs, nous les payons cher ! La facture énergétique de la France (de nos impôts) ne cesse d’augmenter (voir graphique ci-dessous). Une facture que nous payons doublement : une première fois avec nos impôts, une seconde fois via les intérêts de la dette publique (et donc à nouveau au niveau des impôts), mais aussi et surtout en tant que consommateur. Rappelons que le prix officiel du fuel domestique pour l’année 2011 est de 8,97 c€/kWh consommé (le kerdane : 12 c€/kWh). Revenons à notre interrogation du bon usage de l’énergie achetée pour notre société. Les chiffres sont sans concession : nous consommons réellement 168 Mtep. Soit un manque de 94 Mtep entre nos ressources d’énergie (l’énergie primaire, qu’elle soit importée ou non) et ce que nous consommons réellement (énergie finale), équivalant à une perte de près de 37 % ! D’autant plus que ces chiffres ne tiennent pas compte du rendement énergétique effectif de nos chaudières, de nos appareils électroménagers et cumulus plus ou moins bien entretenus : l’énergie dite « utile ».

Pourquoi une telle perte en ligne ? En cause, notre système de production centralisé et nucléaire : plus de 70 sur ces 94 Mtep sont dues aux pertes issues de la transformation de la chaleur en électricité par les centrales nucléaires, ainsi que de l’acheminement de cette électricité vers les usagers. Au final, quand nous allumons une ampoule (ou pire, un radiateur électrique), nous perdons environ 88 % de l’énergie qui a été mobilisée pour cet usage. La situation énergétique en France est critique : non seulement nous payons cher toute cette énergie perdue, et les importations d’énergie qui sont nécessaires pour répondre à nos besoins quotidiens (environ 85 %, rappelons-le), mais en plus, ce système centralisé a été pendant très longtemps un monopole d’état. amenant ainsi au risque fondamental de la désinformation et du mensonge lors de la gestion de crises énergétiques. L’énergie est, en France, un véritable tabou. Aucun choix de gestion et de développement du système énergétique national, impliquant les risques environnementaux, sanitaires, économiques et sociaux n’a été partagé entre les collectivités locales et territoriales, l’état, les citoyens et les acteurs économiques. Cette centralisation, technique, administrative a contribué à une défiance importante de la population envers l’Etat et ses opérateurs. Car les mensonges y sont assumés, réédités et dupliqués. Un exemple parmi d’autres, notre taux officiel affiché de 50 % d’indépendance énergétique, chiffre obtenu en calculant uniquement les importations de ressources fossiles, sans tenir compte de l’importation de l’uranium nécessaire à alimenter nos centrales.

Si on prend en compte le fait que nous importons la totalité des combustibles minéraux solides pour les centrales nucléaires, alors notre taux réel d’indépendance énergétique se résume à notre production d’énergie renouvelable auquel nous pouvons ajouter (à la rigueur), nos exportations d’électricité : soit environ 15 %. De nombreux organismes, ONG, citoyens, distribués non nationalisés1 ont contribué à l’analyse de ces constats et rejettent aujourd’hui clairement une libéralisation des marchés de l’énergie (gaz et électricité) sur la base du modèle existant.

Au-delà des problématiques liées à la gestion des ressources naturelles, de leur impact géopolitique (épuisement géologique, tensions armées) et environnemental (dérèglement climatique, épuisement de la biodiversité, pollutions atmosphériques), social (déplacements de populations, famines, catastrophes nucléaires…), la problématique soulevée est avant tout citoyenne : peut-on changer de modèle ? Comment ? Par quels moyens et pour quelle durée ?

Avec ces organismes et contributeurs, des « théoriciens » ont émergé. Parmi eux, citons l’association NégaWatt (www.negawatt.org), ou global chance (www.global-chance.org), qui ont permis d’analyser et de proposer des scénarii crédibles pour une évolution significative du système énergétique français (et européen). Le scénario NégaWatt s’est ainsi progressivement construit et propose aujourd’hui des approches tout à fait cohérentes pour aboutir à diviser par plus de 2 notre consommation d’énergie d’ici 2050, et produire 91 % de ces besoins à partir des énergies renouvelables.

Mais comment y parvenir ? On sait que le paysage peut changer, mais comment trouver le chemin, ou du moins l’expérimenter ? C’est l’objectif du projet Enercoop. Enercoop, acteur du changement pour une énergie citoyenne

Le 1er juillet 2004, la France ouvre le marché de l’électricité à la concurrence. Les opérateurs historiques perdent officiellement leur monopole, tout nouvel entrant peut alors proposer de l’électricité à des structures professionnelles. On bascule ainsi d’un modèle réglementé dans lequel le service énergétique est assuré par une entreprise publique, vers un modèle libéral où des entreprises privées se partagent la fourniture d’électricité. Ce bouleversement profond de l’économie de l’énergie intervient dans un contexte énergétique peu serein, décrit précedemment. Des acteurs dFondateurs d'Enercoope l’économie sociale et solidaire et des énergies renouvelables se réunissent donc au printemps 2004, à la veille de l’ouverture du marché pour, ensemble, réinventer un modèle éthique et responsable. Le modèle imaginé prendra la forme d’un acteur, qui au-delà de commercialiser de l’énergie, devra répondre aux ambitions suivantes :

  • promouvoir les énergies renouvelables ;
  • défendre la maîtrise de la consommation d’énergie ;
  • décentraliser la production ;
  • offrir à chaque citoyen la possibilité de s’approprier l’accès à l’énergie.

En septembre 2005, Enercoop naît juridiquement sous la forme d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC).

Cette structure permet :

  • un sociétariat hétérogène, en réunissant autour du même projet des acteurs de différentes origines (producteurs, consommateurs, associations, collectivités locales et salariés de la SCIC), selon un fonctionnement démocratique et transparent répondant à la règle « 1 personne = 1 voix ». La participation des acteurs publics peut s’élever jusqu’à 20 % du capital ;
  • un réinvestissement de la quasi totalité des bénéfices au profit des énergies renouvelables, (dans de nouveaux moyens de production) et de la maîtrise de la consommation d’énergie grâce à des sociétaires plaçant l’intérêt général au dessus de l’intérêt particulier. Enercoop offre ainsi une réelle alternative dans le secteur de l’énergie, secteur où la recherche du profit tend à remplacer une mission de service public. Le statut prévoit 57,5 % des bénéfices affectés aux réserves impartageables.

En septembre 2006, Enercoop reçoit l’agrément « entreprise solidaire », puis obtient ses premiers contrats professionnels. Le 1er Juillet 2007, les particuliers rejoignent les professionnels et s’engagent au sein d’Enercoop. Au cours du premier mois, la coopérative reçoit les contrats de 433 militants. Au-delà d’un acte de « consom’action », ces personnes choisissent en grande majorité d’aller plus loin dans leur engagement et d’adhérer au capital, en devenant des sociétaires pouvant faire entendre leur voix, prendre position et influer les décisions. En 2010, la coopérative atteint l’équilibre économique et devient ainsi le seul fournisseur d’énergie ne fonctionnant pas sur sa dette. En 2012, Enercoop a dépassé les 13 000 consommateurs et 8 500 sociétaires.

Le prix de l’énergie chez Enercoop

Coopérative d’intérêt collectif, acteur reconnu de l’Économie Sociale et Solidaire en France, son objectif est de proposer des moyens de production d’énergie renouvelable au plus près des consommations d’énergie, de manière à développer un paysage énergétique différent… et à un prix abordable ! Le lien au marché de l’énergie est donc une problématique centrale pour la coopérative : il s’agit de le réduire au maximum pour assurer une indépendance la plus forte possible. Un des principes fondateurs de la coopérative est également d’associer citoyens, acteurs économiques et collectivités au développement de la maîtrise des consommations et des moyens de production. Au même titre qu’une association, seule l’Assemblée générale des coopérateurs est décisionnaire. Le prix d’achat de l’électricité de la coopérative est aujourd’hui de 15c€/kWh consommé par usager. Enercoop ne vend aujourd’hui que de l’électricité 100 % renouvelable, achetée directement aux producteurs. Ce prix n’est pas le plus compétitif : il est plus cher que le tarif régulé de l’électricité (environ 12 c€/kWh en base). Il est néanmoins logique car il reflète l’ensemble des coûts liés à la production ou l’achat de la production d’énergie, l’acheminement et la livraison de l’énergie électrique. Selon toute vraisemblance, en raison de l’évolution des coûts des énergies fossiles, et de la dépendance de notre système actuel à ces énergies, plusieurs expertises (et déclarations du PDG d’EDF), indiquent une montée directe du coût de l’électricité pour les foyers dans les années à venir. Enercoop, moins dépendante du marché, proposera un prix de l’énergie fixe : le « croisement des courbes » est envisagé pour 2016. Si Enercoop ne bénéficie pas de la même notoriété que ses plus gros concurrents, faute de moyens équivalents, celle-ci progresse. L’implication des bénévoles et un positionnement clair et fort en sont les principales raisons. Par son positionnement, la coopérative est reconnue comme la seule alternative intéressante et crédible, elle bénéficie du label Clair’Énergie qui reconnaît la qualité du service rendu et la transparence commerciale et contractuelle.

Fonctionnement Enercoop

Le choix de l’achat d’électricité à des producteurs indépendants et coopératifs

Choix stratégique et technique : Enercoop se fournit exclusivement chez des producteurs individuels ou réunis en coopérative. Les producteurs individuels sont indépendants, ils n’appartiennent à aucun grand groupe et ont pour obligation de devenir sociétaire de la coopérative. L’électricité achetée est produite à 100 % par des énergies renouvelables : centrales hydroélectriques, panneaux solaires photovoltaïques, éoliennes, cogénération biomasse et biogaz. L’électricité achetée est acheminée par le réseau public de transport et de distribution puis revendue au consommateur final. La traçabilité de l’électricité produite est garantie en s’assurant que la quantité injectée sur le réseau par les producteurs est au moins égale à la quantité soutirée par les consommateurs.

L’évolution d’Enercoop

Le développement du projet Enercoop se base sur de la nécessité d’une évolution en profondeur du modèle de consommation et de production d’énergie, notamment pour lutter efficacement contre la précarité énergétique : il est nécessaire de proposer des coûts de l’énergie les plus stables et les plus maitrisés possible, déconnectés des spéculations du marché, tout en réduisant au maximum l’impact environnemental de la production et de la consommation. Aujourd’hui « simple » fournisseur d’électricité, Enercoop aborde désormais la deuxième phase de son développement : le développement en région. En favorisant la création de coopératives régionales, Enercoop souhaite pérenniser un modèle qui a fait ses preuves tout en y apportant une dimension locale, plus proche des citoyens, des collectivités territoriales, des sites de consommation et de production. Il s’agit d’engager concrètement la multiplication et la diversification sur le long terme des sources de productions d’énergie, au plus près des besoins de consommation (consommations maîtrisées ou à maîtriser s’il en faut). Enercoop devra, en région, s’engager également sur le champ de la maîtrise des consommations énergétiques, pour faciliter le passage à l’acte, l’investissement pour des solutions de maîtrise de l’énergie dans l’habitat et le tertiaire. Les coopératives régionales (déjà existantes en Champagne-Ardenne, Rhône Alpes, Nord Pas de Calais, Languedoc Roussillon) et celles à venir (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Bretagne), ont donc pour objectif de développer des solutions d’économies d’énergie à vocation participative.

Les objectifs des Enercoop Régionales se déclinent ainsi sur la base de 3 axes stratégiques :

  1. l’expertise et la mise en oeuvre de solutions de maîtrise de l’énergie pour la rénovation énergétique du bâti et le développement de l’offre Enercoop,
  2. développer les moyens de production en énergies renouvelables. La mise en place de ces services visera à contribuer par la connaissance des consommations énergétiques à des outils de gestion adaptés, à la réduction des consommations énergétiques des collectivités et des foyers en précarité énergétique,
  3. faciliter le développement de projets citoyens de maîtrise de l’énergie et énergies renouvelables. Avec les collectivités, les Enercoop régionales devraient proposer des solutions énergétiques approfondies (diagnostics énergétiques, campagnes de mesures, assistance à maîtrise d’ouvrage,…) sur les bâtiments les plus consommateurs d’énergie. Production et fourniture d’énergie d’origine 100 % renouvelable sur le territoire régional Hydraulique, éolien, photovoltaïque, biomasse. Aucune limite sur les typologies des outils de production et de distribution n’est fixée. Les Enercoop pourront à terme proposer du gaz comme de l’électricité, ou encore de la chaleur renouvelable.

Les EnercoopRégion proposeront à leurs sociétaires d’investir directement dans des moyens de production d’énergies renouvelables, à partir des lieux de consommations de ses sociétaires et clients. Dans un premier temps, l’objectif est d’engager des moyens de production à partir de petits producteurs (notamment en 2012 vis-à-vis de la production hydroélectrique) : soit par l’achat en direct de la production de ces centrales et la vente de cette énergie aux clients d’Enercoop, soit par la mise en oeuvre d’investissements spécifiques (en direct ou en prise de participation) pour la mise en route de moyens de productions (éolien, biomasse, hydraulique).

Plus Enercoop se développera, plus les moyens disponibles pour le développement des Energies Renouvelables grandiront, et permettront de conforter les deux autres principes d’action liés à la maîtrise de l’énergie et à l’investissement citoyen. Le développement de structures citoyennes et à finalité non spéculative pour l’engagement d’opérations de sobriété, d’efficacité et d’énergies renouvelables. Le mouvement « Energie Partagée » permet de mobiliser l’épargne citoyenne vers la production d’énergies renouvelables depuis septembre 2011. Energie Partagée a en effet besoin de relais régionaux afin d’accompagner l’émergence de projets citoyens, qui seront susceptibles de bénéficier de l’épargne récoltée au niveau local, régional et national. Les Enercoop locales seront ainsi les supports d’Energie Partagée en Région pour faciliter l’émergence de projets citoyens, avec un accompagnement technique ou encore une prise de participation financière dans des projets nécessitant une impulsion pour se réaliser.

Le mouvement « Energie Partagée »
Logo Energie Partagée

Né en 2010, dans la droite lignée de la création d’Enercoop, ce mouvement, construit sur le même format que terre de liens, permet à chacun d’investir sur un projet « citoyen » visant la production d’énergie renouvelable ou la maîtrise des consommations d’énergie. Par Citoyen, on entend : impliquant la non spéculation, une gouvernance démocratique et transparente où les citoyens ont une proportion majoritaire, l’ancrage local des acteurs du projet, un impact environnemental et social positif. Le constat était simple : personne ne pouvait librement, sans intérêt spéculatif, en France, favoriser l’émergence de projets de ce type. Pourquoi ?

En réalité, chacun pouvait former une coopérative par exemple, une société commerciale ou autre, mais dans la limite d’intégrer 100 actionnaires. D’autres contraintes juridiques imposaient donc à tous de ne pouvoir se grouper en mouvement pour financer, appuyer et développer des projets de production conséquents. Or une éolienne représente un investissement d’environ 2 millions d’euros. Et la législation actuelle impose de réaliser au moins 5 éoliennes par projet au sein d’une zone de développement éolien… 100 personnes ? 10 fois 100 personnes ? pour financer tout ou partie de ce type de projet ? C’est un pari extrêmement difficile pour des citoyens de regrouper autant de monde, en trouvant des parades pour réussir à constituer un fond suffisant. Il faut être extrêmement motivé ! Et très compétent : les modèles juridiques et économiques pour permettre l’investissement citoyen au sein des projets de ce type peuvent être extrêmement complexes.

Charte énergie Partagée

Certains bretons y sont pourtant arrivés (où l’on reconnait bien volontiers la volonté de fer de nos amis bretons), à Bégannes dans le Morbihan. En chemin, avec de nombreux autres porteurs de projets citoyens en France, ils ont contribué l’émergence du mouvement «Energie Partagée», afin de faciliter :

  • l’accompagnement des porteurs de projets citoyens et la définition des projets ;
  • le financement des projets citoyens par les citoyens ;
  • le développement d’un système énergétique décentralisé, proche des citoyens et maîtrisé par eux.

Ainsi est né le mouvement Energie Partagée, regroupant de nombreux acteurs de l’énergie (Hespul, Indiggo, ALE 08, Quercy Energies,…), des acteurs de l’économie sociale et solidaire (La Nef, Enercoop). ÉnergiePartagée a lancé sa première collecte d’investissement citoyen auprès des particuliers et des organisations à l’automne 2011.

Cet appel à l’épargne solidaire doit s'achever en septembre 2012, avec un objectif de 3 millions d’euros. Pour participer aux projets citoyens de production d’energie renouvelable, il suffit de consulter le site internet d’Energie Partagée et de sélectionner les projets auxquels on souhaite participer. Cette participation n’est pas un don, mais un investissement : elle permettra de financer des projets.Ceux-ci, en exploitation, permettront de rémunérer cet investissement...mais il faudra vous montrer patient (on conseille de laisser vos parts au sein d’Energie partagée au moins 10 ans). Chaque part, de 100 € chacune pourra vous être restituée si vous le souhaitez… ou fructifiera avec les projets soutenus à un rythme de 4 % / an. Avec près de 1000 000 € récoltés en juin 2012, il reste donc encore à mobiliser et informer largement autour de cette opération afin de collecter plus de 2 millions supplémentaires dans les mois à venir. Pour info, les 3 millions d’euros rassemblés permettront, par effet de levier, de financer de 27 à 30 millions d’euros de projets d’énergies renouvelables et d’efficacité énergétique d’initiative citoyenne. Atteindre l’objectif de cette première collecte constitue un enjeu majeur : démontrer ainsi que l’implication citoyenne est une réalité, une voie nouvelle, innovante, dynamique pour accompagner la production décentralisée de l’énergie, 20 projets sont sur le point d’être financés d’ici fin 2012.

Dans le Lot, le projet éolien de Sousceyrac «La Luzette» serait susceptible d’être appuyé par Energie Partagée. Quercy Energies travaille actuellement dans ce sens avec les collectivités et la structure opératrice afin que ce projet puisse réunir toutes les caractéristiques d’un projet citoyen. Aujourd’hui, passer à un autre modèle, un autre paysage énergétique en France, c’est possible : Energie Partagée représente une des solutions permettant d’opérer le basculement des politiques énergétiques. De son côté, Enercoop montre qu’il est possible, en choisissant ce fournisseur, de diversifier les sources de production énergétiques en France, en proposant d’autres solutions que l’énergie nucléaire. De quoi engager une réflexion approfondie sur notre manière de consommer et sur les solutions concrètes qui existent aujourd’hui pour changer les choses, dans le respect de notre environnement et de la manière la plus pacifique qui soit.

J.Vacandare

Sources :

http://www.enercoop.fr/

http: www.energie-partagee.org