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Le Blog

Le moyen le plus dangereux pour faire bouillir de l’eau : un article de Libération du 23 mars 2011 sous la plume de Bernard laponche sur l'énergie nucléaire très éclairant!

"Le caractère mystérieux de l’énergie nucléaire et l’aura scientifique qui l’entoure masquent pour beaucoup la réalité de son utilisation dans les centrales nucléaires : il s’agit de chauffer de l’eau sous une pression suffisante ou de la faire bouillir afin de produire de la vapeur, produisant à son tour de l’électricité grâce à un turboalternateur, comme dans une chaudière à charbon. Un réacteur nucléaire est une chaudière dans laquelle la chaleur, au lieu d’être produite par la combustion du charbon par exemple, est produite par la fission des noyaux d’uranium 235 contenus dans le combustible (des « crayons » d’uranium ou d’oxyde d’uranium). La fission est en quelque sorte une explosion du noyau d’uranium, provoquée par sa rencontre avec un neutron qui donne naissance à des produits de fission, morceaux du noyau initial, et à quelques neutrons qui, à leur tour, vont provoquer des fissions dans les noyaux voisins : c’est la réaction en chaîne. Ces produits de fission sont propulsés à grande vitesse par cette explosion, provoquant la montée en température du combustible. Ils sont instables et par conséquent fortement radioactifs, émettant des rayonnements qui produisent à leur tout un réchauffement du combustible. L’entretien de la réaction en chaîne dans le réacteur permet de chauffer l’eau ou de la faire bouillir sous une pression suffisante pour produire de la vapeur permettant ensuite de produire de l’électricité. Dans les réacteurs du type de ceux équipant presque toutes les centrales nucléaires au monde, la chaleur du combustible est évacuée par de l’eau (réacteurs à eau sous pression) ou par la vapeur produite par l’ébullition de l’eau (réacteurs à eau bouillante).

Tout l’objet d’un réacteur nucléaire est donc de produire cette chaleur. L’inconvénient est que cette production de chaleur est accompagnée de la production de matières radioactives extrêmement dangereuses et l’objet de la sûreté nucléaire est d’empêcher que ces matières radioactives s’échappent du réacteur du fait d’un accident qui détruirait les protections du milieu contenant les combustibles et dans lequel se produit la réaction en chaîne, le « cœur » du réacteur. En situation normale, par exemple pour remplacer les combustibles usés par des combustibles neufs, ou en situation d’alerte par rapport à un accident possible pour une cause externe ou interne, on arrête la réaction en chaîne grâce à des barres de contrôle dont le matériau absorbe les neutrons. Mais, du fait de la chaleur que continuent à produire les produits de fission radioactifs, il faut absolument continuer à refroidir les combustibles et donc à faire circuler l’eau de refroidissement. L’accident le plus redouté est la perte du refroidissement, soit du fait de défaillances techniques dans le fonctionnement des systèmes de sécurité (accident de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979), soit du fait de la perte d’alimentation électrique des pompes (défaillance du réseau, non fonctionnement des diesels de secours, par exemple à cause d’une inondation ou de la destruction de la salle des machines, accident de Fukushima au Japon). Si le cœur du réacteur n’est pas refroidi, la chaleur résiduelle, qui reste considérable, conduit à la détérioration du combustible qui peut aller jusqu’à fondre, partiellement ou totalement. Du fait d’un enchaînement de non fonctionnement de certains dispositifs techniques, à la production d’hydrogène, de fuites éventuelles, on arrive non seulement à la destruction interne du réacteur mais aussi à la projection à l’extérieur de quantités plus ou moins considérables de gaz et de matières radioactives.

Quel décalage effrayant entre le drame de Fukushima et l’objet de ces réacteurs aujourd’hui en perdition : faire bouillir de l’eau.

Il existe de multiples moyens de faire chauffer ou bouillir de l’eau et de produire de la vapeur à 300° (eau-vapeur dans un réacteur à eau bouillante) ou de l’eau sous pression à 320° (eau dans un réacteur à eau pressurisée), températures relativement basses, d’où le mauvais rendement des centrales nucléaires. Par la combustion du charbon (peu recommandée à cause des émissions de CO2) ou du gaz naturel (meilleur de ce point de vue du fait de la cogénération produisant de la chaleur et de l’électricité ou du cycle combiné, à haut rendement, pour la production d’électricité) mais aussi du bois, des déchets végétaux et du biogaz. On peut aussi capter le rayonnement solaire, concentré par des miroirs, pour produire de l’électricité (solaire thermodynamique).

Il existe aussi de nombreux moyens de produire de l’électricité sans faire bouillir de l’eau : hydraulique (barrages, fil de l’eau), éolien, solaire photovoltaïque, solaire thermodynamique (concentration par miroirs des rayons du soleil pour atteindre des températures suffisamment élevées), géothermie à haute température, énergies marines (marémotrice, énergie des vagues, hydroliennes utilisant les courants, énergie thermique des mers).

Certes, toutes ces techniques ne sont pas industriellement développées et certaines restent plus chères que les centrales thermiques, mais aucune n’a bénéficié des soutiens publics colossaux qui ont accompagné depuis l’origine le développement de l’énergie nucléaire. Toutes peuvent présenter certains risques mais aucune ne présente le danger terrifiant, étalé dans le temps et dans l’espace, de la catastrophe nucléaire.

L’on ne nous fera pas croire que l’ingéniosité humaine qui a su maîtriser le feu il y a 400 000 ans et a inventé et développé depuis des machines fort astucieuses (dont le vélo et le train sont parmi les plus remarquables) n’est pas capable de développer rapidement et à grande échelle l’utilisation de toutes ces énergies renouvelables.

On peut donc se passer du nucléaire, sans se priver d’électricité.

Et, de plus, et en particulier en France, la priorité qui s’impose, tant pour des raisons de sécurité énergétique que de risque climatique, de réduire les consommations d’énergie par la sobriété et l’efficacité énergétiques, s’impose aussi pour l’électricité : on peut et il faut réduire sa consommation, dans les pays les plus riches et pour les populations les plus riches.

Il y a quelques jours seulement, dans un grand quotidien français, quatre fervents supporters des centrales nucléaires ont écrit cette phrase terrible qui condamne à elle seule leur propre cause : « Il existera toujours et partout un scénario dans lequel une catastrophe comme celle de Fukushima pourra se produire ». Phrase au futur et non au conditionnel. Ainsi, il faudrait que l’humanité s’habitue à de telles catastrophes, « de temps en temps » (tous les dix ans ?) tantôt dans un pays, tantôt dans l’autre, le rythme d’occurrence s’accroissant probablement avec le nombre des pays qui choisiraient de construire des centrales nucléaires.

En bien non ! Un tel futur est inacceptable. Nous préférons construire et vivre un futur énergétique plus simple, plus sobre et plus ensoleillé".

Bernard Laponche – 21 mars 2011.

(Polytechnicien, Docteur en Sciences en physique des réacteurs nucléaires, expert en politiques de l’énergie et de maîtrise de l’énergie).

A l'Abri de Rien : Une enquête sur le mal-logement en France.

(cliquez sur le titre pour voir)

La Fondation Abbé Pierre propose à travers ce  1er web documentaire des témoignages courts et poignants de situations de mal-logement en France, et qui fait suite à la parution le 1er Février du 16ème rapport sur l'état du mal-logement.

Ces 15 portraits exclusifs illustrent quelles peuvent être les situations de précarité énergétique, mais aussi de pauvreté, d'exclusion sociale et de détresse des ménages français selon leurs conditions d'habitat...

Un grand bravo à la Fondation et aux web-documentaristes pour ce travail qui contribue ici à donner la parole aux occupants et nous montre le chemin qu'il nous reste à parcourir afin de lutter contre le mal-logement...

crédit photo BDDP unlimited

N'oubliez pas, si vous aussi vous souhaitez mettre un carton rouge au mal-logement, c'est par ici : http://www.carton-rouge.fr

Jeudi, 03 Mars 2011 17:18

La précarité énergétique tient son observatoire !

Écrit par

Une année après la remise du rapport du Groupe de travail "Précarité énergétique" du Plan Bâtiment Grenelle qui, rappelons-le, comprenait une série de neuf propositions pour un Plan de lutte contre la précarité énergétique (on y retrouvait, entre autres : l'inscription dans la loi de la précarité énergétique pour définir un cadre d'action, le maintien et le renforcement d'un bouclier énergétique, etc.), l'Etat a annoncé mardi 1er Mars la création d'un Observatoire national de la précarité énergétique.

Cet observatoire sera piloté par un comité d'orientation qui sera présidé par l'ONPES (Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale) et aura pour objectifs de :

- définir et caractériser la notion de précarité énergétique ;

- mesurer l'évolution de ce phénomène et identifier les zones les plus concernées afin d'en identifier les causes, de manière détaillée pour le domaine du logement et de manière exploratoire pour celui des transports. Ce travail pourra donner lieu à la réalisation d'enquêtes ;

- assurer le suivi des aides financières publiques et privées apportées aux ménages précaires ;

- assurer le suivi des actions et initiatives locales ou nationales pour en mesurer les impacts et partager les expériences.

Voilà donc une nouvelle avancée au niveau national dans la prise en considération de ce phénomène qui touche - au bas mot - 3,4 millions de ménages français, espérons que ce nouvel outil permette d'alerter les politiques publiques, d'impulser de nouvelles orientations politiques et des dispositifs innovants...

Bref, croisons les doigts pour qu'il devienne un réel outil d'aide à la décision des politiques publiques  en matière de maîtrise de l'énergie et de prévention de la précarité et de l'exclusion sociale

Le contexte du Photovoltaïque se tend plus encore !

Le contexte du photovoltaïque se tend plus encore. Le nouveau cadre tarifaire proposé impose une très forte décroissance au secteur tant sur l'industrie que sur l'installation et l'ingénierie. Autrement dit, la filière est condamnée à peine née. 2010 a vu son émergence : 2011 à peine commencée voit sa décadence.

Je joins les tarifs proposés par le ministère (voir pièce jointe). Ici un résumé : http://www.cler.org/info/spip.php?article9291

Les milliers d'emplois concernés, le devenir industriel d'une filière et la cohérence d'une politique de l'énergie et de l'environnement se retrouvent complètement dénués de sens.

En pièce jointe également le communiqué de presse de l'ensemble de la filière "photovoltaïque".

La CSPE : késako ?

C'est la Contribution au Service Public de l'Electricité. Son montant, vous le trouverez en bas de votre facture : tous les consommateurs d'énergie doivent payer cette contribution, quel que soit leur fournisseur (même ceux d'enercoop !).

Elle permet, dans sa grande majorité (57% tout de même), d'assurer la péréquation des tarifs de l'électricité, un consommateur paiera le même prix qu'il soit au nord, au sud, et selon n'importe quelle condition climatique. Quelle idée ingénieuse !

Mais alors, pourquoi parle-t-on de CSPE quand on parle photovoltaïque ?

Car c'est ce système qui permet à chaque producteur d'énergie électrique, qu'il soit éolien, hydraulique ou photovoltaïque (ou autre), de bénéficier du fameux tarif d'achat (et non de rachat) de l'électricité produite sur son toit ou sur son champ.

Mais la CSPE, ce n'est pas que ça ! ça va bien plus loin puisque grâce à elle, nos factures permettent d'acheter de l'énergie issue...du diesel et du gaz (énergies fossiles, vous avez dit énergie fossile ? Et oui, la cogénération à base de fioul et de gaz (production simultanée de chaleur et d'électricité), c'est bon pour la santé et cela représente environ 28% du coût de la CSPE.

Mais 57% (péréquation) + 28% (cogénération diesel+gaz), cela fait environ 85%...et les énergies renouvelables dans tout cela, me direz-vous, combien ça nous coûte ?

Avant cela, il ne faut pas oublier la tarification sociale de l'énergie : environ 4% de la CSPE...ce qui semble bien peu par rapports aux enjeux de lutte contre la précarité énergétique dans notre pays.

Bref, 57+28+4 = 89%. Arrondissons : 90% du coût de la CSPE concerne autre chose que les énergies renouvelables. Bien.

Quelle répartition entre les énergies renouvelables ? En 2008, Environ 5% pour l'éolien, 1% pour la biomasse, et 3% pour le photovoltaïque. Reste 2% qui sont "Autres". (source : commission de la régulation de l'énergie, 2010).

Voilà pourquoi nous parlons de CSPE quand on parle de photovoltaïque : 3% de la CSPE finance le développement de la filière, pour laquelle on été instauré en 2006 des tarifs d'achats permettant un décollage, modeste mais réel de ces systèmes de production renouvelable.

Je persiste sur le modeste. En 2010, l'Allemagne a vu sa puissance installée en photovoltaïque atteindre (entre janvier et novembre), 6,234 GWc de puissance. En France, je vous le donne dans le mille : environ 700 MWc...10 fois moins !

Je n'ai pas (et vous non plus je pense), entendu parler d'une crise du photovoltaïque en Allemagne. En France ? oui ! Nous avons eu le "moratoire" : une purge pure et simple de la file d'attente, car cela mettait en danger...les comptes d'EDF !

Pour vous faire une idée précise du rôle de la CSPE dans le financement des énergies renouvelables, je vous invite à consulter le lien ci-joint : http://www.cler.org/

ainsi qu'à télécharger le rapport en pièce jointe, rédigé par Jean Launay, député maire de Bretenoux.

Le communiqué de Presse du Comité de Liaison Energie Renouvelable (auquel adhère Quercy Energies) reprend et précise également les thèmes évoqués ci-dessus. Voir aussi le communiqué de presse d'AMORCE en pièce jointe.

Pour plus d'information, n'hésitez pas à nous contacter,

Energétiquement vôtre !

Vendredi, 18 Février 2011 11:03

Rapport 2011 du Mal - Logement en France

Écrit par Sophie

Un rendez-vous devenu incontournable et qui vient en échos aux traditionnels voeux de nouvelle année : la Fondation Abbé Pierre a présenté début février son 16ème rapport sur l'état du mal-logement en France, rapport cette année tout de noir vêtu dont la présentation filmée est visible à l'adresse suivante :

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

Le rapport est également téléchargeable gratuitement sur le site de la Fondation  qui rappelons-le, s'engage également à nos côtés dans la lutte contre la précarité énergétique et vers la performance énergétique des logements pour garantir à tous un logement de qualité et à charges maîtrisées.

Un rapport sombre, comme dit plus haut, mais pas désespéré... Vous y trouverez en effet également des propositions  pour contrer le phénomène et mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités.

Profitez-en également pour adresser vous-même un Carton Rouge au mal-logement..

Lundi, 14 Février 2011 15:16

Naturbis.com une ville vertuelle et vertuseuse !

Écrit par Sophie

France3 Franche Comté vient de mettre en ligne un site sous forme de webTV consacré à l’environnement : Le site Naturbis.Organisé sous la forme d’une ville virtuelle, à visiter plusieurs quartiers qui donnent accès à une multitude de vidéos que l’on peut simplement visionner ou même intégrer dans un site ou un blog.

Parmi les quartiers qui composent la ville de Naturbis, on trouve notamment une maison des énergies consacrée plus spécifiquement aux problématiques de l’habitat, un éco-quartier composé de bâtiments HQE à énergie passive, le parc Naturbis qui présente des vidéos consacrées à la nature en milieu urbain, et une maison des transports avec des films sur l’ensemble des modes de déplacement !

A voir un reportage consacré à la rénovation basse consommation.

Vendredi, 04 Février 2011 13:27

Un compte éolien bientôt au cinema

Écrit par Sophie

Focus sur un film qui nous vient du Kirghizstan "Le voleur de lumière", de Aktan Arym Kubat : sortie en France au cinéma le 2 mars.

On l’appelle Monsieur Lumière (« Svet-ake »).

Dans ce village perdu au milieu des montagnes Kirghizes, loin du pouvoir et de l’économie, il entretient les lignes, trafique parfois les compteurs pour venir en aide aux plus démunis.

Monsieur Lumière a un rêve : construire sur les montagnes des éoliennes pour alimenter toute la vallée en électricité. Mais il va devoir faire face à des hommes puissants et corrompus qui sont les nouveaux maîtres du pays.

Vidéos similaires

Jeudi, 03 Février 2011 17:31

Gaz de schistes : nouvel eldorado des compagnies de gaz

Écrit par Sophie

L'association Quercy Energies a pris connaissance des recherches qui existent en région en vue de l'exploitation de gisements profonds de gaz – les « Gaz de Schistes » – et condamne fermement ces programmes. Elle appelle les habitants du Lot ainsi que les associations de la région Midi-Pyrénées à faire de même pour s’opposer tant que cela est encore possible à ces projets nuisibles pour l'environnement

Depuis 1994, notre association qui agit dans le Lot et le Tarn et Garonne démontre au quotidien que la sobriété, la maîtrise de l'énergie et les énergies renouvelables constituent des propositions crédibles pour faire face aux enjeux énergétiques.

Créatrices d'emplois, bien acceptées par les populations et non polluantes, ces solutions prouvent qu'il est parfaitement possible d'apporter – localement et dans la concertation – des réponses pertinentes à la crise énergétique et au changement climatique.

Les projets d'exploitation des gisements potentiels de « Gaz de Schistes » sur nos territoires sont en totale contradiction avec ces orientations. La technologie "de fracturation hydraulique" employée par les compagnies gazières pour l'extraction de ce nouveau type de gaz s'est largement développée aux Etats-Unis et au Canada et a déjà fait des ravages irréversibles. Elle implique un forage horizontal qui consiste à injecter à haute pression dans le puits un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques, ce qui a pour conséquence de fissurer les roches souterraines, libérant ainsi le gaz qui peut ensuite être extrait vers la surface

Les dix années d'expérience nord-américaine sont sans appel : les dégâts environnementaux crées menacent directement la santé des populations locales. En cause, la pollution de l’air et des nappes phréatiques provoquée par la libération de produits hautement toxiques. Ils contribuent ainsi, plus encore que les autres énergies fossiles, à l'aggravation du changement climatique.

Un recul en somme qui ne fait que repousser le moment où, faute d'énergies fossiles, nous serons obligés d'adopter un comportement – enfin – rationnel dans nos usages de l'én

Une interrogation demeure : Quelles justifications apporter à ces projets d'exploitation de « gaz de schistes » dans la mesure où nous disposons dès à présent de solutions alternatives viables et non polluantes ?

Seules des motivations mercantiles de la part des multinationales gazières peuvent expliquer cette frénésie de forage. De quoi donc s’interroger également sur la cohérence et la position de l'état français à travers son ministre de « l'environnement » qui accorde à des compagnies gazières des permis d'exploration alors qu'il s’est engagé au préalable dans une politique de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Rappel historique :

La loi POPE du 13 juillet 2005 avait donné à la France un objectif de division par 4 des émissions de gaz à effet de serre d'ici 2050. Un objectif réaffirmé par la loi Grenelle II et qui semble difficile à atteindre à coup de forages !

Plus encore, avec la mise en place des Plans Climat-Energie Territoriaux dans les lois « Grenelle », l'état Français a donné un rôle essentiel aux collectivités territoriales dans la lutte contre le changement climatique et pour la réduction de notre consommation d'énergie.

Dans ces conditions, quelle légitimité accorder à ces démarches d'exploration gazière décidées sans aucune concertation avec les collectivités ? Quelles suites à donner aux politiques de réduction de consommation d'énergie et émissions de gaz à effet de serre ?

Faire le choix du gaz de schiste c'est tourner le dos à l'ambition d'éducation et de responsabilisation des citoyens face à leurs consommations d'énergie. C'est dire aux Lotois qu'ils sont condamnés à n'être que des victimes impuissantes de la boulimie énergétique qui se poursuit à l'échelle internationale.

Nous refusons évidemment cette perspective, comme le feront sans aucun doute les milliers de Lotois qui nous contactent chaque année pour s'informer sur les moyens de réduire concrètement leur consommation d'énergie et l'impact de leurs choix sur l'environnement.

 

Association QUERCY ENERGIES, Agence Locale de l'Energie, jeudi 3 Février 2011.

Contact presse :Sophie CAMMAS

Pour aller plus loin, quelques références

http://owni.fr/

et quelques liens supplémentaires :

http://www.lafeuillecharbinoise.com/

Le documentaire complet d'un américain sur l'exploitation des gaz de roches aux US et ses conséquences sur l'environnement, un peu long (1h40) mais édifiant..... :

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